Après une nuit passée á cali (seulement ! et oui ! les grosses villes me gonflent !), je décide de reprendre la route, seule, vers le sud de la Colombie !
Je rentre dans la Cordillère des Andes ! les paysages changent ! Les routes aussi ! les pistes de terre, nombreuses, aux multiples virages qui montent et qui descendent, sans cesse sur des kilomètres, longent la haute cordillère, au bord de précipices vertigineux (qui me foutent une vraie trouille, la nuit ! pitin, ils conduisent comme des malades ! moi qui n´ai jamais eu peur en caisse !).
Popayan est une ville coloniale très bien conservée, appelée la ville blanche. Elle est á la fois sobre et très jolie.... Elle a su profiter á une certaine époque de son positionnement géographique idéale entre l´equateur (dont elle dépendra jusqu´en 1717) et les grands ports de la côte des Caraïbes... les commerçants y affluaient afin d´y vendre métaux précieux et émeraudes... toutes ces richesses étaient alors, acheminées vers Carthagène et santa marta, avant de partir en espagne.
J´y arrive de nuit, et, il pleut... ça fait des semaines que ça n´est pas arrivé ! c´est curieux !
Je loge dans une pension sympa, tenue par deux femmes... et je suis, dans une chambre, entourée de mec !
Dès le lendemain, je décide d´aller visiter le petit village de Silvia... je ne perds pas une minute, mon visa, de 2 mois, expire dans quelques jours et j´ai encore des choses á voir !
Silvia, c´est la ville des indiens Guambianos ! enfin des indiens ! Ya !
Les hommes comme les femmes portent des longues jupes, drapées de couleur bleu/mauve, bordées de rouge, ainsi qu´une sorte de poncho, de la même couleur, d´une écharpe rayée et d´un chapeau... c´est rigolo, c´est vrai, qu´on se croirait chez les schtroumpfs (bonjour les références ! ih!ih!ih!)...
Les guambianos vivent dans des villages comunautaires autour de silvia... ils ont su conserver leur mode de vie traditionnel....
.... et, ils me regardent bizarrement intrigués ! comme moi, d´ailleurs ! avec certains, on en rigole !les touristes n´affluent pas ici ! Menaces de guerilla ! et c´est pas plus mal...
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